Des chants dans l’air du temps

Un jour viendra

Mai 2020. Confinés mais libres, les choristes de L’Ut en Chœur interprètent un chant écrit en 1951 par Henri Bassis et Joseph Kosma pour commémorer la Commune de Paris : Un jour viendra.

La Java des bombes atomiques

Les chefs d’État sont rarement à l’écoute du peuple, lequel a bien du mal à s’en débarrasser ! Boris Vian, en 1955, avait proposé une solution, certes radicale, dans une chanson un brin libertaire à l’humour caustique : la Java des bombes atomiques. La voici, interprétée par L’Ut en Chœur le 30 novembre 2019 au centre Dunois (Paris 13e) :

Bella Ciao

Les chants ont parfois des destins surprenants ! Bien avant d’être le tube de l’été 2018 dans les boîtes de nuit d’Ibiza, Bella Ciao fut une très ancienne chanson traditionnelle italienne devenue, au XIXe siècle, chant de révolte des mondine, les femmes exploitées dans les rizières du Piémont. Il fut ensuite adapté en 1944 par les partisans italiens, résistants contre le nazisme et le régime fasciste de Mussolini.

Le voici interprété par la chorale parisienne L’Ut en Chœur, le 30 novembre 2019.

La Ballade nord-irlandaise

Depuis la Rome antique jusqu’à nos jours, les conflits politiques les plus meurtriers se dissimulent souvent, pour se légitimer, sous le prétexte de guerre de religions. Fous sont ceux qui s’y laissent tromper. Voici un hymne à la paix, sur un air folklorique irlandais, écrit par Renaud en 1991 et ici interprétée par L’Ut en Chœur le 30 novembre 2019 : la Ballade nord-irlandaise.

La Lega

En Italie au 19e siècle, les mondine, repiqueuses de riz de la plaine du Pô, prennent la tête des révoltes ouvrières agricoles contre les patrons et fondent les Ligues, ancêtres de nos syndicats. Ces femmes courageuses nous ont transmis ce chant de lutte, populaire et militant : La Lega.

Il est interprété ici par L’Ut en Chœur le dimanche 30 juin 2019, au bord du canal Saint-Martin à Paris, lors du festival Voix sur Berges.

Nkosi Sikelel’iAfrika

Dans les années 1920, le régime d’apartheid en Afrique du Sud impose encore une odieuse ségrégation entre les Blancs et les Noirs. Ces derniers ne cesseront de le combattre, pendant des décennies, s’appropriant comme chant de libération un chant écrit et composé en 1897 par le pasteur Enoch Sontonga. Nkosi Sikelelel’iAfrika était devenu un credo politique ! Et Nelson Mandela, qui a consacré sa vie à la lutte contre l’apartheid, élu à la tête de son pays, après 27 années d’emprisonnement, en a fait un hymne national.

Découvrez Nkosi Sikelelel’iAfrika, interprété par L’Ut en Chœur le 22 mai 2019 à la maison des associations du 19e arrondissement de Paris :